Le café culturel de la Chasse-Galerie: la petite histoire d’un grand succès

Depuis maintenant 11 ans, le Café culturel de la Chasse-Galerie transforme la scène culturelle d’autréenne. Initiative ‘folle’ d’une bande de jeunes ambitieux et fonceurs, la salle de spectacle est maintenant largement connue à travers la province. Pour nous raconter l’histoire de ce lieu, nous avons parlé à Jean-Sébastien Martin, membre fondateur et directeur artistique.

« À l’âge de 16-17 ans, j’étais avec des amis et on s’impliquait déjà beaucoup dans le milieu de Lavaltrie où je suis né. On avait commencé à organiser des événements culturels, dont un festival extérieur de musique punk qui a quand même pris une envergure assez rapidement. C’est à partir de ce moment-là qu’on a commencé à se dire que ça serait peut-être le fun de passer à quelque chose de plus permanent », nous raconte Jean-Sébastien Martin, membre fondateur.

De ces spectacles underground a ainsi germé l’idée d’une salle de spectacles en bonne et due forme. « Pendant nos études universitaires, on s’est amusé à monter un plan d’affaires et on a eu une super bonne réception pour le projet au niveau régional. C’était inespéré pour nous. On avançait dans ce projet-là sans trop avoir d’attentes particulières, sinon que d’aller plus loin avec nos spectacles de musique et faire en sorte que Lavaltrie soit un peu plus connue», poursuit-il.

«Il faut rappeler qu’on avait seulement 22 ans à l’époque. On connaissait pas grand chose. C’est vraiment ce qui a mené à la naissance du projet », explique celui qui peut déjà passer pour un vétéran, malgré son jeune âge. Il n’oublie toutefois pas ses origines et souligne «Je trouve ça important de dire qu’il faut écouter les jeunes et qu’ils peuvent être à l’origine de belles initiatives lorsqu’on leur laisse la chance. Nous, on nous a donné la chance de développer quelque chose et ça nous a permis de développer notre côté ‘entrepreneur’ et notre attachement au milieu en plus de notre réseau.»

Le soutien obtenu allait donc au-delà de leurs espérances et jusqu’à ce jour, la Chasse-Galerie peut avoir les moyens de ses ambitions, dans ce lieu qui, au départ, n’était qu’une vieille grange. « C’est après qu’est venue la question du lieu. À travers notre plan d’affaires, on voyait que ça nous prenait un lieu qui se prêtait bien à notre projet et qui n’allait pas nous étrangler financièrement. On a donc regardé plusieurs options et c’est un lieu inattendu qui s’est présenté. Une vieille grange qui se trouvait sur un terrain que la ville venait d’acquérir, » se rappelle Martin.

Cette vieille grange ne lui était pourtant pas inconnue : «Le plus drôle c’est que quand j’étais jeune, je tondais des gazons et je stationnais le tracteur dans cette vieille grange-là. Jamais j’aurais pensé, à cet âge-là, que j’allais gagner ma vie, en partie, grâce à ce vieux bâtiment. C’est ça qui a été rénové et je dirais que c’est une grande partie du charme, de la personnalité et du succès de la Chasse-Galerie.»

Le Café culturel est bien plus qu’une salle de spectacles. Au-delà de la fonction utilitaire d’un tel lieu, un second objectif était visé. Celui de mettre sur pied une entreprise qui deviendrait un symbole lavaltrois dont les citoyens pourraient être fiers et qui saurait générer un sentiment d’appartenance. D’autre part, pour la bande de jeunes entrepreneurs, le projet devint une raison de revenir à leurs racines. «Ça a permis que quelques années plus tard on revienne chez nous, après nos études universitaires, alors qu’on aurait très bien pu s’en aller vers des occupations en ville où tout simplement ailleurs, mais ça nous a ramené vers Lavaltrie», explique Jean-Sébastien.

Le nom choisi n’est donc pas anodin, il se veut comme un sceau identitaire apposé sur le projet. Pour lui, c’est plus qu’un diffuseur culturel : «Au niveau de l’identité, la Chasse-Galerie a amené quelque chose de le fun et pour nous c’est un des objectifs qu’on avait visés. Quand on a cherché un nom, on a cherché quelque chose qui pouvait rallier, qui touchait à l’identitaire et au culturel et qui était propre à Lavaltrie. Donc, étant donné que dans le conte d’Honoré Beaugrand ce sont des gars de Lavaltrie, notre ville avait un lien avec ce conte-là et c’est devenu le nom de la place.»

Il est vrai qu’il s’agit d’un endroit qui, dans la région, est devenu aussi connu que le conte d’où il tire son nom. Les artistes l’affectionnent également, puisque la salle, ni trop grande, ni trop petite, est idéale pour y présenter leurs spectacles. De plus, sans être collée sur Montréal, elle n’est pas trop éloignée de la métropole. En tous points, Le Café culturel de la Chasse-Galerie est juste parfait.

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Une réflexion sur « Le café culturel de la Chasse-Galerie: la petite histoire d’un grand succès »

  1. C’est absolument fantastique, on s’y sent super bien autant pour les spectacles, que les films et même des soirées d’information pour toutes sortes d’organismes. BRAVO !!

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